Le démarrage a été intense et particulier, il a fallu s’adapter au jour le jour pour les familles et les professionnels.
Il y a eu 2 étapes
1 – Le début du confinement. On a travaillé surtout sur la prévention des situations de stress et on a créé un livret d’activités avec un planning à trou. Ca permettait un accompagnement global pluridisciplinaire. Les familles étaient perdues par rapport à leur enfant dans l’organisation du quotidien. Dans le livret, il y avait des activités proposées par l’éducateur, l’orthophoniste, l’AVJiste et la psychomotricienne avec un planning à trou en couleur. Ca permettait d’organiser la journée et de ritualiser pour les familles avec un rythme à donner.
Ca n’a pas marché avec tous les jeunes mais ça a permis d’identifier et de faire émerger d’autres besoins.
2 – Pour certaines familles, ça c’est individualisé avec des prises en charge à domicile; éducateur et psychomotricienne et après psychomotricienne seule. Il s’agissait de proposer du répit, de faire des démonstrations et on continuait l’accompagnement.

J’ai une situation précise en tête : une jeune très angoissée (sa mère aussi). J’ai proposé une visite à domicile (car le téléphone ne suffisait plus). Il y avait des tensions dans la famille et une incompréhension de la jeune. Mon intervention participait à la prévention d’un climat tendu et agressif.
L’assistant social était déjà intervenu pour identifier les besoins sociaux. Puis, j’ai échangé avec le DR Even qui a proposé de la supervision par rapport à la situation d’angoisse et de stress. J’ai proposé une séance par semaine de relaxation (« se reconnecter à son corps »). L’intervention a permis de développer un sentiment de sécurité et d’apaisement (moins d’agitation). On a aussi transmis quelques réponses à la famille et à la fratrie. La mère savait qu’elle pouvait nous appeler pour une sollicitation globale. Pour la jeune, elle n’était plus dans l’émotion mais dans le questionnement.

Pour résumer les points positifs
– La création d’outils permettant un lien plus important entre l’établissement et la famille (avec l’identification des besoins)
– Le développement du lien avec les familles (plus de confiance). L’outil a permis de voir pour les familles l’étendue de nos prestations
– Travailler en équipe pluridisciplinaire pour un projet global et une accessibilité des outils développés pour les familles (le matériel était issu de la maison)

NELLY SENG PINE
PSYCHOMOTRICIENNE DV SUD
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